Sarah Perret

Sarah Perret

Political scientist and International Relations specialist

École Normale Supérieure, Paris, France

Research Associate, LabToP-CRESPPA, Paris, France

sarahperret.an@gmail.comSarah Perret is associate researcher at the Chair in Geopolitics of Risk at Ecole Normale Supérieure in Paris and she co-organizes with Pr. J. Peter Burgess a multidisciplinary seminar dedicated to "Technologies and Uncertainties". She also teaches courses on "Violence and Responsibility" at Sciences Po Paris.

She received her PhD in political science and international relations at the University of Paris-Saclay, in which she compared the security implementation ("securitization") of legislative changes on naturalization in Germany, the United States, and France. 

Her current research focuses on questions of nationality in anti-terrorism policies and legislations in France and the United States, and the use of technologies in border security policies.

Sarah Perret has also been visiting scholar at Georgetown University's BMW Center for German and European Studies and has taught at University of Paris-Saclay, Paris 2 Assas University, and Paris 8 Vincennes Saint-Denis University.

In parallel, she has been parliamentary and ministerial advisor (when she set up the COSPRAD), and consultant for the World Bank.

Contact:

sarah.perret1@sciencespo.fr

Twitter : @SarahCPerret  

 

Publications

Scientific article
Sarah Perret
L’écrit comme pratique de sécuritisation : analyse des évolutions législatives sur la nationalité française

Revue Etudes Internationales, Volume 49, Hiver 2018

Article scientifique L’écrit comme pratique de sécuritisation : analyse des évolutions législatives sur la nationalité française par Sarah Perret, issu de l’analyse comparée développée dans la thèse doctorale de l’auteure portant également sur les cas américain et allemand.

Cet article analyse le rôle de l’écrit législatif dans le processus de « sécuritisation » identitaire en France, en étudiant spécifiquement les évolutions législatives en matière de nationalité depuis la loi de 2003 « relative à la maîtrise de l’immigration, au séjour des étrangers en France et à la nationalité ». Il démontre que la loi, à travers sa dimension écrite et son cadre étatique légitimateur, agit aussi bien au commencement de la sécuritisation que dans sa finalisation. L’étude de la situation d’énonciation législative du corpus des quatre lois ayant fait évoluer les droits et les conditions d’accès à la nationalité française (2003, 2006, 2007, 2011) révèle que la sécuritisation opère un processus de légitimation à partir de mécanismes analogues au concept de « violence symbolique » de Pierre Bourdieu, c’est-à-dire à travers des actes d’énonciation sécuritisants non reconnus comme tels par l’audience.

This article analyzes the role legislative texts play in the identity process in France by examining the evolution of French nationality legislation since the passage of the 2003 law on immigration control, the residence of foreign nationals in France, and nationality. It shows that legislation, through its written dimension and the legitimizing framework of the state, has played a role both in instigating and finalizing the securitization process. Our examination of the situation in which the four laws amending the rights and conditions of French citizenship (2001, 2006, 2007, 2011) were enunciated reveals that securitization operates using mechanisms similar to Pierre Bourdieu’s concept of “symbolic violence,” i.e., by enouncing securitization acts that are not recognized as such by the audience and that consequently legitimize the securitization process.

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Scientific article
Francesco Ragazzi, Stephan Davidshofer, Sarah Perret, Amal Tawfik
Les effets de la lutte contre le terrorisme et la radicalisation sur les populations musulmanes en France

Cette étude se base sur un échantillon de 927 entretiens, dont 426 effectués auprès de personnes se déclarant comme « musulmanes » et 501 auprès de personnes n’ayant pas de lien avec l’islam.

L’échantillon musulman·e·s se distingue du groupe de contrôle par la distribution des âges (les musulman·e·s sont dans l’ensemble plus jeunes), des situations professionnelles (plus d’inactif·ives tels que les enfants ou étudiant·e·s, moins de retraité·e·s, plus d’employé·e·s et d’ouvrier·ère·s) par leur pratique religieuse (plus assidue) et par leur positionnement politique (plus à gauche).

Les musulman·e·s ont, dans l’ensemble, autant (voire légèrement plus) confiance que le groupe de contrôle dans la majorité des institutions de l’État et de la société française (armée, sécurité sociale, école, mairie, justice, etc.). Comme le groupe de contrôle, ces dernier·ère·s placent les politiques et les médias au bas de l’échelle. Les deux institutions qui obtiennent un score de confiance inférieur par rapport au groupe de contrôle sont les forces de l’ordre et les médias.

Les musulman·e·s se sentent discriminé·e·s dans tous les domaines couverts par cette enquête (santé, école, logement, police, emploi, vie quotidienne) et cela d’une façon bien plus importante que les non-musulman·e·s: 2,2 fois plus lors d’une recherche de logement ; 3,2 fois plus à l’école ; 5,3 fois plus lors d’interactions avec la police.

Auteurs : Francesco Ragazzi (Centre d’Étude sur les Conflits, Liberté Sécurité, CCLS et Université de Leiden) Stephan Davidshofer (Centre d’Étude sur les Conflits, Liberté Sécurité, CCLS et Université de Genève, InCite/GSI) ; Sarah Perret (Ecole Normale Supérieure, Chaire Géopolitique du Risque) & Amal Tawfik (Université de Genève, InCite)

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Executive Summary

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